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Biographie de Gérard Boivin vétéran des forces armées Canadiennes

Pour notre cérémonial 2016/2017 nous avons reçu en tant d’invité d’honneur Monsieur Gérard Boivin un vétéran de 94 ans fort sympathique.

Nous vous présentons sa biographie

Né a Granby le 11 février 1923, M.Boivin s’enrolla dans les forces canadiennes, le 5 septembre 1940. Il est muté à Longueuil ou il travaillera pour le corps médical de 1940 à 1941. En février 1942, alors âgé de 18 ans, il est muté avec le 25ième Régiment d’Artillerie ou il sera le répartiteur (dispatcher) pour le Colonel Maurice Haley. À la fin de 1942, il voyagera sur le Queen Mary pour l’Angleterre ou il joindra les rangs du Régiment de Maisoneuve et il travailla avec son beau-père (Joseph Fontaine) et ses deux frères, Jacques et Marcel Boivin pour la section de transport. Il fera différentes missions en Angleterre pour déjouer les espions allemands quant au nombre de soldats qui étaient en Angleterre. Étant donné qu’il travaillait pour son beau-père on lui demandait souvent de produire plus que les autres.

C’est alors qu’en 1943, il se joint au tirage (draft) pour rejoindre les rangs du Royal 22i ème Régiment afin de revenir le plus vite revoir sa mère qui était seule à la maison. Il voyage dans un convoi de 75 navires pour l’Italie. Un seul bateau hôpital fut malchanceux en frappant une mine et les passagers furent tous sains et sauve. Arrivée à Naples, il rejoint sa nouvelle unité et prend part aux combats. Il participera à de nombreuses batailles dont la libération de Rome ou il sera blessé à trois reprises : blessé à l’épaule entre la ligne Gustave et Hitler, il perdra un œil près de la rivière Po et Il frôla la mort de près lors d’une attaque allemande ou le Lieutenant Desrosiers qui était le fils du Président de l’impérial Tobacco lui avait demandé de changer de place avec lui. Le Lt. Desrosiers reçu quelques minutes après un obus de mortier et il mourut sur le champ. M.Boivin était blessé aux tendons, jambes et au corps avec des éclats d’obus et et recevra des parties de corps du lieutenant. Étourdie et très faible, il entendit des soldats allemands parler qu’ils étaient tous mort. Plus tard, il fut sauvé par le personnel médical et fût envoyé vers l’arrière à l’hôpital. C’était la fin de la guerre pour lui. Il appris plus tard qu’il avait perdu son frère Jacques lors du débarquement de Normandie en juin 1944.

Revenu au pays après la victoire des alliées, il décida d’émigrer aux États-Unis un peu plus tard et c’est en 1949 qu’il s’enrôlera dans l’infanterie américaine. Pour pouvoir servir, il fait falsifier son rapport médical pour que les forces américaines ne savent pas qu’il était un blessé de guerre. Tout au long de son entraînement, l’infanterie se posait la question de savoir comment il pouvait connaître les manœuvres, patrouilles et son habileté à tirer. Il part donc pour la Corée de 1949 à 1952 ou il sera décoré pour bravoure (étoile héroïque) après avoir sauvé un peloton d’infanterie.

Son contrat de trois ans étant terminé, il revient au États-Unis ou finalement les forces américaines découvre de l’information sur son dossier du Canada. Il fût quand même libérer avec honneur.

Ne trouvant pas de travail, il revient au Québec ou il s’installe et il trouva de l’emploi à la compagnie Northern Télécom. C’est lors de son nouvel emploi qu’il fera la rencontre de Mme. Marie Laure Dupuis qui sera sa partenaire pendant 64 années de mariage. Ils eurent deux enfants, Jean, Ginette et adopta un fils qui garda son nom de naissance, Roger Touchette. Outre son travail, il deviendra bénévole pendant 26 ans à l’hôpital Youville, 10 ans à l’hôpital Ste-Anne et plus de 20 ans à la Légion.